Audrey MAUREL-WEISS : Le choix du Plan d'Aups
Quand je pense au Plan d'Aups, j'ai quelques souvenirs d'enfance qui reviennent dans ma mémoire comme l'église, les souvenirs religieux, des feuilles rouges, des glands de chêne, du houx, des odeurs de sous bois. Je ne connaissais rien d'autre de la région si ce n'est ces balades d'automne avec mon oncle et ma tante.
Puis, quelques années plus tard, avec mon mari, nous avons décidé d'acheter une maison. Dans la région, ce n'est pas très évident. Alors, nous avons cherché, cherché... et puis nous avons trouvé.
C'est vrai, le Plan d'Aups c'est loin de Marseille, d'Aubagne ou encore de Toulon. Mais, ceux qui utilisent ces arguments n'ont sans doute jamais habité Allauch et travaillé dans le 8ème à Marseille. J'ai connu pendant quelques années ces trajets, coincée dans les embouteillages, 4 heures par jour, si bien qu'à la fin, je ne quittais pas le travail avant 19h00 afin d'éviter les milliers de voiture coincées les unes derrière les autres. Alors, 2 heures de route par jour c'est sûrement beaucoup, mais sans embouteillage et sur une route très agréable c'est quand même plus facile.
C'est vrai aussi que je ne suis pas native du Plan d'Aups. Quand, avec mon mari, on cherchait une maison et que nous ne trouvions pas, nous avions songé à partir dans les Alpes, ou encore en Auvergne. Quand nous nous sommes installés ici, nous n'avons pas cherché à savoir s'il y avait des infrastructures. Nous avons été très surpris d'apprendre que la crèche ouvrait, qu'il y avait une école maternelle, une école primaire, un docteur, un dentiste, un bureau de poste, une boulangerie.... Nous nous étions préparés à galérer et finalement, la municipalité en place nous a facilité la vie.
Quand je suis arrivée au Plan d'Aups, la crèche venait d'ouvrir. Enceinte de quelques mois, je me suis tout de suite renseignée pour savoir s'il y avait de la place et y inscrire mon fils. Esteban est arrivé à la crèche alors qu'il avait 3 mois en novembre 2005. J'ai connu toutes les "tatas" qui y ont travaillé : Delphine, Muriel, Sylvie, Mireille, Josette, Florence, Catherine, Nicole, Elisabeth...
Je me souviens des moments un peu tendus lorsqu' Esteban refusait de prendre son biberon, je me souviens aussi de ses progrès, des kermesses, des spectacles de Noël, du carnaval. Quelle joie de discuter maintenant avec mon petit ange de ses activités de la journée, de ce qu'il a fait, de ce qu'il a mangé, de ses copains : Hugo, Tom, Aurane, Grégory, Nathan...
J'aime bien l'idée que l'année prochaine tous ceux de son âge se retrouveront en 1ère année de maternelle. Il y a des liens très forts qui vont se créer entre ces enfants et c'est très important. On n'a pas forcément cette chance dans les grandes villes.
Aujourd'hui, quand j'ouvre mes fenêtres, que je vois la forêt, mon fils s'inventer des histoires avec des morceaux de bois, ou encore jouer avec nos animaux, je sais que j'ai fait le bon choix.
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